LES SUJETS

Pourquoi garantir les droits fonciers des communautés?

Pourquoi garantir les droits fonciers des communautés?

Pourquoi le Pérou devrait-il aller de l'avant pour garantir les droits fonciers de ses communautés autochtones? Causes, défis et raisons pour le Pérou de progresser dans la reconnaissance des droits fonciers à ses communautés forestières traditionnelles.

Pour de nombreuses communautés autochtones qui habitent les terres forestières de l'Amazonie péruvienne, l'obtention d'une reconnaissance juridique garantissant leurs droits collectifs sur la terre peut se transformer en une lutte à long terme.

Entre 2014 et 2018, l'étude comparative mondiale sur les réformes foncières que le Centre pour la recherche forestière internationale (CIFOR) et ses partenaires a menée dans cinq pays à travers le monde, a mis en évidence certains défis communs auxquels les communautés forestières sont confrontées. en relation avec l'exercice des droits fonciers et l'amélioration de leurs moyens d'existence.

En quatre ans et sur la base de nombreuses analyses et données, l'étude a identifié quelques points critiques qui peuvent être abordés pour que le Pérou avance dans cette tâche, dans le cadre des engagements internationaux assumés par le pays et face au consensus international croissant que promeut la reconnaissance des droits des communautés forestières traditionnelles à progresser vers les objectifs de développement durable et face au changement climatique.

Cette vidéo expose les problèmes identifiés par l'étude pour le cas du Pérou et propose des recommandations spécifiques qui peuvent être envisagées pour que le pays avance dans ce domaine, améliorant ainsi les opportunités pour les communautés et les forêts péruviennes.

Pour plus d'informations sur ce sujet, vous pouvez contacter Anne Larson à [email protected]

Cette recherche a été menée par le CIFOR avec le soutien de la Commission européenne, du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Fonds international de développement agricole (FIDA) et de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ( FAO).

En savoir plus sur cette étude au CIFOR

Réforme

La réforme de la tenure forestière a été au centre des débats, dans les agendas politiques nationaux et internationaux, ces dernières années. L'objectif de la réforme est d'accorder aux communautés traditionnelles, aux communautés locales ou aux gouvernements locaux la propriété ou un certain niveau de droits sur les terres et les ressources forestières. Malgré plus de deux décennies d'expérience en matière de réforme foncière dans la plupart des pays en développement, l'impact des réformes sur le terrain n'a pas atteint les résultats escomptés. Les réformes sont soit inadéquates pour conserver les ressources forestières, soit pour fournir des revenus limités aux moyens de subsistance de la population locale.

La recherche sur la réforme de la tenure forestière a montré qu'un certain nombre de facteurs, notamment un cadre réglementaire, la gestion administrative, les forces du marché, les systèmes de ressources et les attributs des communautés, sont essentiels pour déterminer les impacts des réformes. Cependant, il existe une compréhension limitée de la mesure dans laquelle chacun de ces facteurs affecte les résultats au niveau des systèmes. La recherche tient compte des dimensions historiques, d'échelle et de pouvoir de la réforme et vise à générer des idées en examinant l'émergence, la pratique de mise en œuvre simultanée, les principaux résultats et les goulots d'étranglement de ces réformes.

Programme d'enquête

Le programme de recherche actuel s'appuie sur les connaissances actuelles du CIFOR en matière de réforme de la tenure forestière:

Améliorer l'équité et les moyens de subsistance dans la foresterie communautaire: une initiative mondiale de recherche-action à l'appui d'un partenariat stratégique sur les droits et les ressources

Les populations rurales ont vécu dans et autour des forêts pendant des siècles, mais les politiques forestières de l'État ont usurpé les droits des communautés locales. Cela peut enfin changer. Dans plusieurs pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, les gouvernements commencent à reconnaître les droits fonciers communautaires. Bien que les forêts du monde soient toujours la propriété principale de l'État, plus d'un quart des forêts du sud sont désormais détenues ou attribuées à des communautés. La plupart de ce changement s'est produit depuis 1985, avec une augmentation de 22% à 27% de 2002 à 2008 seulement.

Ce changement de droits, qui représente une «réforme forestière» comparable aux réformes agraires généralisées du milieu du XXe siècle, mérite une réflexion approfondie. Quelle est la nature de cette réforme forestière et pourquoi se produit-elle? Quelles sont les forces qui composent cette nouvelle tendance? Comment se développe-t-il et quels sont les défis auxquels les communautés continuent de faire face? Comment a-t-il affecté les forêts et les moyens de subsistance?

Cette étude fait partie du Programme de recherche du GCRAI sur les forêts, les arbres et l'agroforesterie (FTA), qui est soutenu par les donateurs du Fonds du GCRAI.


Vidéo: Comment bien ACHETER UN TERRAIN EN AFRIQUE, en 2020? (Septembre 2021).